SOMME II


SOMME II

Marqueur d'espace


Passeur de temps

Illustration projet multimédia

 

SOMME II, UN DESTIN HORS DU COMMUN

Le bateau baliseur SOMME II surnommé le « Tonnier » a, pendant 50 ans, inlassablement remplacé une soixantaine de balises (ou « tonnes ») des  chenaux de la Baie de Somme à l’aide d’un puissant cabestan.

Construit en 1950 par les chantiers Auroux d’Arcachon, SOMME II, baliseur à squelette métallique, revêtu de bois de chêne, a été conçu pour naviguer et s’échouer dans la Baie de Somme.

De corpulence trapue et doté d’une machinerie exceptionnelle (moteur Beaudoin DG3), ce navire à fort tempérament apprivoisa une baie capricieuse et rebelle pendant plusieurs générations.

Désarmé en 1999 par les Phares et Balises, le vaillant SOMME II, unique et incomparable,   fut classé Monument Historique le 26 juin 2000 à l’issue d’un demi-siècle de durs et loyaux services.

  

SOMME II, DE BALISEUR A AMBASSADEUR

Propriété du Conseil Départemental de la Somme, le baliseur SOMME II est restauré de 2007 à 2009.

Depuis, SOMME II, est devenu le témoin le plus représentatif et le plus émouvant de l’aventure humaine des gens de mer, qu’il a su guider pendant plusieurs  générations au travers des pièges des chenaux, pour la plus grande fierté de son équipage d’ailleurs…

Il est à lui seul une mémoire tellement vivante que dans nos esprits sa silhouette quasi-humaine est définitivement imprimée. Elle laisse transparaître en filigrane l’activité maritime florissante des trois ports de la Baie incarnée par la pêche artisanale, le transport commercial et, encore maintenant, la navigation de plaisance.

 

Emissaire et sentinelle, l’emblématique BALISEUR a, de fait, une profonde vocation à devenir l’AMBASSADEUR du patrimoine maritime de la baie de Somme.

 

 

Plus d’infos : https://www.bateaubaiedesomme.com/

SOMME II, LE BALISEUR

La baie de Somme, un espace maritime balisé depuis le moyen-âge

 

Baliser la baie de Somme, quelle drôle d’idée !!!  Voir +

Sécuriser l’accès aux ports de la baie de Somme, facile !!!  Voir +

Le balisage en baie de Somme, quelle histoire !!! Voir +

Il faut « Un bateau sûr et stable », n’est-ce-pas ? Voir +

 

Un bateau construit pour apprivoiser une baie de Somme espiègle et rebelle

 

En 1948, quel baliseur construire ?  Un véritable dilemme !!! Voir+

Quel chantier naval choisir ?  Une vraie question !!! Voir+

Arcachon-St Valery, une authentique odyssée !!! Voir+

Ils sont venus, ils sont tous là,  quel accueil !!! Voir+

 

Un navire à fort tempérament pour une baie de caractère

 

Un trafic maritime intense… Un univers turbulent…Quel trait d’union ? Voir+

SOMME II, le baliseur…Pour quelle mission ? Voir+

Des bouées en baie de Somme, un code à déchiffrer Voir+

Le balisage en baie de Somme, un véritable défi  Voir+

 

Un baliseur, surnommé le « Tonnier »

 

Toutes sortes de bouées… Pour marquer les repères… Voir+

SOMME II, le baliseur…Expert en balisage flottant… Voir+

Au service du balisage… Des hommes en baie et à terre… Voir+

BALISER LA BAIE DE SOMME,

QUELLE DRÔLE D’IDEE !!!

 

 

Depuis l’antiquité, la baie de Somme est fréquentée de manière conséquente et assidue. Elle offre aux navires de passage un abri en cas de coups de vent, un accès aux terres intérieures, pour commercer via le fleuve Somme. 

Les 3 ports de la baie, St Valery, Le Crotoy et Le Hourdel, sont à l’origine, de petites bourgades de pêcheurs bâties le long du rivage de cette baie nourricière.

Au jour naissant, « Sans Peur », un petit caboteur à destination de St Valery

 est arrivé en vue de Cayeux-s/mer…

BANCS DE SABLE-BANCS DE SOMME, CHENAUX SINUEUX

L’équipage est atterré …

En principe, les chenaux de navigation qui parcourent la baie permettent un accès naturel aux 3 ports.

Cependant en raison de l’ensablement, ces chenaux se déplacent de façon incessante, divagant au gré des vents et marées.

 

Tracer un chemin d’accès aux ports, une impérieuse nécessité…Voir +

 

ASSOCIATION SOMME II – 2022

SECURISER L’ACCES AUX PORTS 

DE LA BAIE DE SOMME,

FACILE !!! 

 

 

Pour sécuriser l’accès aux ports de la baie de Somme, une recette unique depuis la nuit des temps :

       Repérer régulièrement le nouveau tracé des chenaux

       Y déposer des marques de balisage pour permettre la navigation.

 

Une bouée rouge à bâbord, une verte à tribord…

Et ainsi de bouée en bouée…

L’équipage du « Sans Peur » applaudit, 

Le chemin est sécurisé …

 

 

ASSOCIATION SOMME II – 2022

LE BALISAGE EN BAIE DE SOMME,

QUELLE HISTOIRE !!!

 

 

Perches, tonnes, bouées

 

Selon Eugène Lomier,  au moyen âge, déjà, le seigneur des lieux était tenu à l’entretien de plusieurs marques pour baliser le lit de la Somme. 

Les chenaux de la baie étaient, à cette époque-là, jalonnés de perches, puis au XIXème siècle, de tonneaux en bois ou tonnes.

Au début du XXème siècle apparaîtront, les premières bouées en plaques de métal riveté. 

© Administration des Phares et Balises

Fin XIXème, apparition des premiers baliseurs 

dans la baie de Somme

 

C’est quoi un baliseur ?

Un baliseur, est un navire dimensionné et équipé pour déposer des marques de balisage le long des chenaux afin de sécuriser la navigation.

Tous en bois !

Les tous premiers baliseurs sont à voile, ils mesurent environ 8m.

Ils se nomment : « La Fanoche », « Pilote », « Somme ».

En 1937, « La Somme », 12m, premier baliseur à moteur.

Tous une fin tragique !

Disloqués, brisés, épuisés, coulés…

La durée de vie de ces premiers baliseurs n’excède pas 10 ans. Dans son rapport du 29.5.1935, Francis Dallery, subdivisionnaire des Ponts et Chaussées à St Valery, écrit :

« Le bateau-baliseur «  Somme » fait de l’eau en service particulièrement après les manœuvres de levage des corps-morts de bouées, ces rentrées d’eau rapides proviennent de ce que toute la coque se déforme sous les efforts de levage »

En effet, déplacer une balise consiste à extraire son corps-mort des sables ce qui transmet un effet de torsion au baliseur qui peut atteindre 6 tonnes.

Un corps-mort, brrr…, c’est quoi ?

Un corps-mort est un bloc de béton de 100 à 500 kg posé au fond de l’eau, relié par une chaîne à une bouée afin de la maintenir en position. En baie de Somme, les corps-morts s’enfoncent dans la vase au rythme des marées, ce qui rend leur extraction difficile.

De même, dans son courrier, du 2.5.1947, l’ingénieur Fertin écrit :

«  Lorsqu’on manœuvre le treuil, la proue plonge, l’arrière sort de l’eau et la coque subit un effet de dislocation dangereux »

© Francis Dallery

 

Harassant, le labeur des marins du balisage

 

En 1933, les promeneurs ont maintes fois l’occasion de voir passer dans le chenal une grosse embarcation. Des marins la manœuvrent le plus souvent à l’aviron.

A ce propos, Théo Varlet, romancier écrit :

« Ne voit-on pas aujourd’hui encore sur le chenal, les lamaneurs tirer l’aviron tels les marins d’Ulysse, debout dans leur bateau qui traîne en remorque, pareille à la dépouille de quelque cétacé rouge et ventru, une bouée peinte au minimum, qu’ils vont mettre en place dans les passes de l’estuaire »

 

 

ASSOCIATION SOMME II – 2022