HISTOIRE_Baie de Somme


Baie de Somme

Lumineusement belle
Terriblement rebelle
Incroyablement généreuse

Illustration projet multimédia

BAIE DE SOMME

 

Une des plus belles baies du monde, n’est-ce-pas ?

 

Le long du littoral de la Manche qui file vers le nord, j’aperçois une profonde échancrure qui fouille au loin les terres…

La BAIE DE SOMME…

De belles mensurations,

Une étendue de 75 km2 pour 15 km de profondeur…

 

Quelques chenaux divaguant survivent encore dans cette mer de sable engloutie quotidiennement par de puissants courants. Voir +

A perte de vue, vasières et molières impriment cet espace étonnantVoir +

Quand le soleil généreux déploie ses talents, la nature fait son show Voir +

Cet univers en perpétuel mouvement a ses secrets et ses mystères. Voir +

 

Empreinte mouvante et fascinante 

Onde-marée, curieux dialogue entre terre et lune…  voir +

Galets, au fil du voyage via Le Hourdel…  voir +

Bel instant, suspends ton vol… voir +

Baie de Somme et humains, une histoire à raconter…  voir +

 

Bancs de sable, bancs de Somme, bouclier de la baie et terreur des navigateurs. Voir +

 

 

ENTRE VASIERES ET MOLIERES

 

La Baie de Somme, vaste estuaire du fleuve Somme, espace proie des marées, abrite des vasières (slikke) et des molières (schorre) :

 

   En aval, la slikke : vases molles, sans végétation, recouvertes à chaque marée. 

Véritable garde-manger, elle héberge bactéries, invertébrés (gastéropodes, crabes verts…), et oiseaux (avocettes, tadornes de Belon, mouettes rieuses…).

 

 

       En amont, le schorre, immergé aux grandes marées.

Il se caractérise par une végétation halophile (adaptée au sel) : soude maritime, aster maritime, salicorne, puccinelle maritime …

 

ASSOCIATION SOMME II – 2021

 

DAVID DELANNOY a écrit…

 

INSAISISSABLES LUMIERES DE LA BAIE

 

Sur quoi repose le souvenir d’un lieu ? 

Sur une rencontre,  le grain du jour, une émotion vécue devant le spectacle de la mer,  la vue du canal animé soudain par une embarcation… Sur les motifs du sable ciselé par le vent, sur des jeux de lumière… 

Les yeux écarquillés des artistes d’hier et d’aujourd’hui ont pu voir à peu près la même chose : des défilés de nuages, une mer lointaine, les contours pourpres de Saint-Valery, une chapelle sur un cap, des bateaux de pêche, des ciels couleur pourpre sur la plage du Crotoy, une grève grise, peuplée de baigneurs.

Cela fait belle lurette que l’estuaire instille des ailleurs de rêve. La vaste étendue désertée par la mer à marée basse, les sculptures aléatoires des courants,  l’or en plein cœur, sont dans la mémoire des hommes et des peintres depuis longtemps. 

Plurielle et somptueuse Baie de Somme, où la délicatesse des tons changeants, le mystère des sables et des mares participent  à la vie du décor, au potentiel onirique. Multiples aussi sont les points de vue, depuis le panorama au Bois de Cise, en passant par le Cap Hornu, jusqu’à celui des Tourelles au Crotoy. 

La peinture, pour tous ces artistes que sont Braquaval, Boudin, Degas, Seurat, Bonington, Gamain, Corot, Toulouse Lautrec, Manessier et la cohorte des paysagistes anonymes, n’est qu’une équipée imprévue, une quête pour découvrir les mystères de la lumière que l’esprit ne fait qu’effleurer mais que le pinceau aide à dévoiler. 

Photos et Texte : ©David Delannoy

 AUTREFOIS, LES BAINS DE LA FERTE

 

La mode des « bains de mer » naît au 19ème siècle. En Baie de Somme, vers 1847, la liaison Paris-Boulogne installée, avec arrêt en gare de Noyelles, favorise cette pratique.

Il est de bon ton de proposer à cette nouvelle clientèle certains aménagements. En 1857, les « Bains de la Ferté » sont installés sur la digue face au port, les pieds dans l’eau, grâce à la souscription de 92 personnes.

Pour s’y rendre, les baigneurs empruntent le pont tournant situé en amont ou loue les services d’un passeur.

Plage avec cabines, bains chauds et casino, petite construction avec piano et  jeux, sont mis à disposition des vacanciers pour leur plus grand plaisir.

La deuxième guerre mondiale porte un coup fatal aux Bains de la Ferté qui tombent en désuétude.

Seuls, la plage de la Ferté et le passeur rappelleront encore pendant quelques années encore, cette si  belle époque.

ASSOCIATION SOMME II – 2019